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FAQ des Rencontres d'Aubrac PDF Imprimer Envoyer

 

Les Rencontres d'Aubrac en 10 questions

 

1. Les Rencontres d'Aubrac, un colloque ? un festival ?

C’est un festival à dominante littéraire, une manifestation internationale originale dans une région du sud de la France - le plateau d’Aubrac - ou il est proposé de développer ses connaissances autour d’une thématique traitée par différentes approches sur un mode transversal.

Ni colloque univeristaire, ni foire ou salon du livre, ni festival de théâtre, de lectures.. mais on y retrouve un peu de tout cela à la fois :

- des communications, suivies d’échanges avec le public, par des auteurs, des universitaires, des cinéastes, des artistes…

- des lectures, des spectacles littéraires, des projections de films

- des moments artistiques, concerts, interventions d’artistes pour des créations en direct

- des rencontres informelles personnelles et professionnelles lors des temps conviviaux de partage de repas en commun.

- un espace Librairie proposé par La Maison du Livre (Rodez) en cohérence avec le thème

 

2. Les Rencontres d'Aubrac : pour quel public ?

Ces Rencontres d’Aubrac sont conçues pour un large public en provenance de toute la France et des espaces francophones :

- « Grand public »concerné par une manifestation culturelle de qualité touchant à des questions littéraires, philosophiques, sociopolitiques et artistiques

- Touristes amateurs de culture en Aveyron,

- Lecteurs de tous bords,

- Enseignants,

- Etudiants,

- Lycéens (préparations dans les lycées aveyronnais lors des mois qui précèdent ou qui suivent avec le concours de l’Inspection Académique 12 et du CDDP 12)

- Bibliothécaires de tout l’hexagone via un partenariat avec l’ABF (Association nationale des Bibliothécaires) et la BDP 12 (Bibliothèque départementale de prêt),

- Acteurs de la chaîne du livre (libraires, éditeurs…)

- Artistes, lecteurs, conteurs, musiciens…

 

3. Depuis quand cette manifestation existe-t-elle ? Comment les Rencontres sont-elles nées ?  Qui organise ce festival?

Les Rencontres d’Aubrac sont nées en 1993 à l’initiative de Francis Cransac, alors instituteur en Aveyron, porté par le désir d’échanger des enthousiasmes de lectures d’œuvres dont il pensait qu’on pouvait trouver de singuliers échos au cœur du plateau d’Aubrac, espace géo-poétique fort et révélateur. L’alchimie des points de vue croisés d’auteurs, d’universitaires, de cinéastes, de conteurs, d’acteurs, de musiciens à partir d’oeuvres de Jean Giono, Julien Gracq, C.F. Ramuz, choisis pour commencer l’aventure, a conduit à poursuivre le pari d’installer un rendez-vous annuel en un lieu qualifié d’ « improbable » pour le développement d’un festival.

Après quinze éditions, ce rendez-vous, ouvert désormais à des thématiques traversant toutes les cultures, est une des identités originales de l’Aubrac.

L’Association À la Rencontre d’Écrivains a été créée pour assumer l’organisation de ce festival. Autour de Francis et de Mathieu Cransac, elle agrège les concours efficaces de bénévoles et de nombreux partenaires locaux mobilisés lors de ces journées pour assurer les diverses prestations permettant aux participants de goûter aux charmes d’un accueil chaleureux et à la qualité des propositions intellectuelles et artistiques.

Ces dernières années, une sorte de conseil scientifique, restant informel mais bouillonnant d’idées, composé d’auteurs, d’universitaires, de journalistes, contribue à la cohérence, la pertinence, la richesse des programmations.

 

4. Quelles sont les thématiques abordées ?

Un premier cycle qualifié d’Écrivains découvreurs de montagne s’est attaché de 1994 à 1997 à mettre en écho le plateau d’Aubrac et des œuvres de Julien Gracq, Jean Giono, Charles Ferdinand Ramuz, Henri Pourrat, Alexandre Vialatte.

En 1998, un passage s’est opéré vers le traitement de thématiques. Le thème Littérature de sanatorium, saisi dans sa dimension européenne, a ouvert de nouveaux horizons. Le succès de cette manifestation a autorisé son développement européen en 1999 avec l’approche du Génie conteur du Nord qui a conduit à des partenariats avec 5 pays nordiques de l’Islande à l’Estonie.

En 2000, le festival a marqué une pause, mais l’Association en a profité pour développer une première Résidence d’écrivains, 7 auteurs étant invités à séjourner sur le plateau d’Aubrac pendant une semaine, pour s’imprégner de son histoire, de sa culture et y puiser l’inspiration pour l’écriture d’une nouvelle prenant pour cadre l’Aubrac, chaque auteur recourant à ses sujets de prédilection et à son style personnel.  Ces textes ont été édités sous le titre Nouvelles d’Aubrac (éditions Fil d’Ariane).

Depuis 2001, ce sont des thématiques à résonance universelle qui sont programmées chaque été :

- cycle sur les récits courts de voyageurs, contes, légendes,

- cycle sur les mythes (avec des comparaisons Orient–Occident ayant ouvert des chemins d’échanges avec le Japon et le monde arabe en particulier),

- cycle sur l’interdit, l’absurde, l’imposture).

En 2011, un nouveau cycle sur l’esprit des lieux voit le jour. Il s’ouvrira par les Imaginaires de Jérusalem.

 

5. A quoi dois-je m'attendre sur place ?

L’aspect convivial des Rencontres d’Aubrac est relevé comme une de ses marques identitaires fortes. Une optique de  sérieux est manifestement repérable au travers des programmes proposés mais le ton de mise est celui d’une liberté de parole non dénuée de prise de distance, d’humour, d’impertinence. L’autorité dogmatique n’y prime pas, laissant à chacun la possibilité de s’enrichir d’un discours vulgarisé en bonne intelligence, d’ouvertures inattendues toujours rafraîchissantes pour les conquêtes de l’esprit, de saines critiques, de débats respectueux de la parole de l’autre, de correspondances fécondes entre les genres traitant d’un même sujet (communications, films, propositions artistiques) jusqu’aux découvertes éditoriales complémentaires au point Librairie.

Les repas en commun concourent encore à ces muliples aspects d’échanges.

La tradition d’accueil dans les gîtes et hôtels de la région est également au diapason.

 

6. Un festival local ? National ? International ?

Ce festival est depuis une dizaine d’années tout à la fois de

- portée internationale : développement continu d’échanges interculturels par les rapprochements et comparaisons des mythes fondateurs, des aspects spirituels, religieux, historiques, littéraires et artistiques des cultures traversées par les thèmes retenus chaque année.

- portée nationale : une des 90 manifestations soutenues par le CNL au titre de la vie littéraire en France

- portée régionale et locale : ancrage de la manifestation dans les stratégies de développement culturel du département de l’Aveyron et de la Région Midi-Pyrénées, présence depuis plus de 15 ans dans le panorama des festivals locaux.

 

7. Quelle est la frequentation de ce festival ?

C’est une des caractéristiques fortes de ce festival à dominante littéraire, la fréquentation du public y est très assidue (300 personnes de moyenne pour chaque temps de communications et une fréquentation au maximum des possibilités pour les spectacles à jauges variables).

Tout au long des journées, le public est invité  à intervenir lors d’échanges animés par les meilleurs spécialistes de ce type de débats en France comme les journalistes Philippe-Jean Catinchi du Monde et Olivier Germain-Thomas de France Culture ou des universitaires rompus à la direction et l’animation de colloques comme Jean Baumgarten, Aboubakr Chraïbi, Xavier-Laurent Salvador.

 

8. Comment ce festival est-il financé ?

Ce festival a, dès ses débuts, trouvé les soutiens financiers du département de l’Aveyron, de la Région Midi-Pyrénées et du Ministère de la Culture (DRAC et CNL) ainsi que des aides techniques des municipalités locales et de nombre d’acteurs économiques locaux.

Aujourd’hui s’y ajoutent les concours de la Région Languedoc-Roussillon, du département de la Lozère, de différentes institutions culturelles des pays concernés suivant les éditions et ponctuellement d’opérations de mécénat de la part de Fondations et de maisons d’édition.

Une participation modérée sous forme de forfait global pour les trois jours, de « pass » à la demi-journée ou pour un spectacle est demandée aux participants.

Le budget réuni chaque année est intégralement investi dans le contenu et la réalisation de ces journées, l’association ne comptant aucun salarié, n’ayant aucune structure à entretenir.

 

9. Quelle est la visibilité de ce festival ?

La couverture médiatique du festival est à caractère national, régional et local avec :

- des articles de compte-rendu dans le Monde des Livres par Philippe-Jean Catinchi, dans Libération par Frédérique Roussel,

- des annonces dans tous les médias littéraires nationaux ou Guides des festivals de l’été,

- des grandes pages reportages dans la presse locale, Midi-Libre en particulier,

- la constitution de nombreux liens avec des sites littéraires, culturels, universitaires sur internet et via un groupe facebook,

- des partenariats avec Le Monde et France Culture.

Une activité éditoriale permettant de découvrir le contenu des Rencontres d’Aubrac a été développée dans ses débuts avec les Éditions du Rouergue, les concours du CNL et du département de l’Aveyron.

La constitution par le CDDP de l’Aveyron d’une « mémoire vidéo » des Rencontres d’Aubrac depuis la deuxième édition a également été réalisée.

Depuis 5 ans, un partenariat s’est ouvert avec les chercheurs de l’ESCOM, (MSH, Paris) qui se rendent à Aubrac pour filmer l’intégralité de la manifestation en vue d’une mise en ligne avec index et dossiers sur les sites des AAR (archives audiovisuelles de la recherche) et d’ALIA (Atelier de littérature d’Ici et d’Ailleurs)

 

10. Quelles perspectives pour l'avenir?

L’édition 2011 des Rencontres d’Aubrac sur les Imaginaires de Jérusalem visera à :

- comprendre Jérusalem aujourd’hui par une approche des racines culturelles qui ont fécondé les imaginaires de cette Cité, pôle d’identification des cultures et des principales religions du Proche Orient.

- promouvoir le dialogue entre les différentes cultures, religions, traditions spirituelles et humanistes dans une région du monde où les conflits associés aux appartenances religieuses ont pris une place importante.

Les présences d’Elias Sanbar, Jean-Yves Leloup, Hassan Massoudy, Jordi Savall, personnalités rompues au dialogue interculturel, comme celles d’universitaires reconnus dans leurs domaines respectifs et d’écrivains, d’artistes en provenance de Jérusalem invitent à donner du crédit à notre projet.

En 2011, on devrait enregistrer une extansion des partenariats avec Télérama, le Magazine Littéraire, Libération et France Culture.

Au plan local, un rapprochement avec les acteurs culturels majeurs du département, de Sylvanès à Conques, doit permettre d’améliorer encore la visibilité de la manifestation.  La programmation à Conques du concert Mare Nostrum de Jordi Savall, en suivant le chemin de Saint Jacques de Compostelle en écho aux routes menant à Jérusalem,  témoigne des liens qui se tissent pour jouer des complémentarités des richesses patrimoniales et des idées qu’il est possible de valoriser en Aveyron.

L’édition 2012 proposera d’explorer les imaginaires de l’Eldorado, ces fantasmes moteurs de conquêtes heureuses ou dramatiques, ces aspirations, quêtes personnelles ou collectives, abouties ou non, qui marquent nos histoires, trouvent des échos en chacun de nous, sous toutes les latitudes, constituent un sujet toujours brûlant d’actualité.