Bernard Chevilliat

El Khidr le Verdoyant et le symbolisme coranique des deux mers

Bernard Chevilliat
directeur de la rédaction du magazine «Ultreia»

 

Dans la sourate XVIII du Coran dénommée La Caverne, un mystérieux et scandaleux « serviteur » de Dieu – que la tradition dénomme El-Khidr, « le Verdoyant », et représente juché sur un poisson – guide Moïse à la « confluence des deux mers » où se trouve cachée la Fontaine de Vie qui revivifie les morts. Cet étrange et puissant récit initiatique, qui met aussi en scène les Sept Dormants, permet d’accéder au symbolisme métaphysique et universel de l’eau, aux mystères du zéro et des lettres Nûn (N) et Mem (M), aux symboles du poisson et du cœur et à leurs rapports avec Noé et son Arche.

 

 

BIO-BIBLIOGRAPHIE

 

Biologiste de formation, amoureux de la nature et de la beauté, Bernard Chevilliat a fondé puis dirigé l’entreprise de produits cosmétiques Melvita pendant plus de trente ans. Dans le même temps, fasciné de longue date par les sagesses et les savoirs traditionnels, il s’est immergé dans l’étude de la métaphysique, de la philosophie et des sciences tout en collaborant à la revue Connaissance des Religions.

 

A 64 ans, Bernard Chevilliat a pris du recul. Rassuré sur la pérennité de la société rachetée en 2008 par L’Occitane, ce père de deux enfants a abandonné toute fonction opérationnelle, se consacrant à la défense des causes qui lui tiennent à cœur. Comme la photographie de nature, célébrée par les Nature Images Awards du magazine Terre sauvage. Bernard Chevilliat a lui-même longtemps utilisé ses propres images de fleurs sur l’emballage de ses savons, de ses huiles de soin ou de ses eaux florales. « S’abandonner dans l’admiration de l’étonnante organisation de la nature, c’est comprendre que l’on en est partie prenante, c’est déjà commencer à la respecter », est-il persuadé.

 

Avec sa femme Nûriël, fille d’un berger philosophe qui leur offrit une jument le jour de leur mariage, il s’envole quand il le peut en Afrique subsaharienne ou en Asie, auprès des gardiens de cette « vérité humaine » qu’ils cherchent à incarner, dans leur bout d’Ardèche méridional. Une bûche crépite dans le foyer de la cheminée, sous le regard d’une icône de la Vierge à l’Enfant et d’un Bouddha. « Toutes les religions ont vocation à expliciter le monde », dit ce grand lecteur de métaphysique, et à louer sa « fascinante beauté ».

 

te fonction opérationnelle, se consacrant à la défense des causes qui lui tiennent à cœur. Comme la photographie de nature, célébrée par les Nature Images Awards du magazine Terre sauvage. Bernard Chevilliat a lui-même longtemps utilisé ses propres images de fleurs sur l’emballage de ses savons, de ses huiles de soin ou de ses eaux florales. « S’abandonner dans l’admiration de l’étonnante organisation de la nature, c’est comprendre que l’on en est partie prenante, c’est déjà commencer à la respecter », est-il persuadé.

Avec sa femme Nûriël, fille d’un berger philosophe qui leur offrit une jument le jour de leur mariage, il s’envole quand il le peut en Afrique subsaharienne ou en Asie, auprès des gardiens de cette « vérité humaine » qu’ils cherchent à incarner, dans leur bout d’Ardèche méridional. Une bûche crépite dans le foyer de la cheminée, sous le regard d’une icône de la Vierge à l’Enfant et d’un Bouddha. « Toutes les religions ont vocation à expliciter le monde », dit ce grand lecteur de métaphysique, et à louer sa « fascinante beauté ».