Soirée d’ouverture à Espalion Fire Walk With Me

Fire Walk With Me

Soirée d’ouverture

           

 

En choisissant d’ouvrir ces 20es Rencontres d’Aubrac à Espalion, nous concrétisons une aspiration dont il a souvent été question, offrir au public le plus large un ensemble de propositions artistiques mêlant littérature et musique. L’occasion aura fini par se concrétiser pour cet anniversaire particulier que nous souhaitions flamboyant. La relation des Rencontres d’Aubrac à la ville d’Espalion n’est pourtant pas nouvelle. En effet dès la deuxième édition des Rencontres d’Aubrac consacrées, en 1995, à l’écrivain Charles-Ferdinand Ramuz, une soirée sur le thème des adaptations à l’écran des romans du grand auteur valaisan avait été proposée au Cinéma Rex alors tenu par l’excellent Jean Marcillac en partenariat avec la Cinémathèque de Lausanne dirigée par Freddy Buache. Le succès de cette soirée devait en appeler d’autres. En 1996, c’était autour de l’ami Claude Santelli de venir parler de son adaptation de Gaspard des montagnes, chef d’œuvre de l’auteur ambertois Henri Pourrat qu’il avait porté à l’écran pour la télévision publique que Claude rêvait comme un formidable instrument de culture. Jacques Santamaria proposa lui en 1997 de belles adaptations de romans d’Alexandre Vialatte. En 1998, la salle du Rex vécut une de ses soirées inoubliables avec la nuit de documentaires et de films proposés sur le thème de la littérature de sanatorium, de belles heures d’étonnantes découvertes réalisées en collaboration avec les Cinémathèques de Lausanne, Vienne, Berlin, Londres, Oslo, Paris, grâce au concours de la Fédération internationale des archives du film (FIAF), de Michèle Aubert et Jacques Mény, de l’Académie de médecine et la participation exceptionnelle de l’écrivain Alphonse Boudard. Et l’histoire continua de s’inscrire au Rex où depuis quelques années les Rencontres d’Aubrac se terminent par une matinée de films avant un déjeuner sous l’acacia à l’ombre du Vieux Palais. C’est précisément à cet endroit qu’a germé l’année dernière cette idée de commencer là nos Rencontres. Nous avons alors imaginé que par une chaude soirée aoûtienne, ce cadre  idyllique des berges du Lot pourrait accueillir tous types de publics, des habitants d’Espalion, aux vacanciers séjournant dans les campings, gîtes, chambres d’hôtes de la région, entendue sur l’axe de la vallée du Lot, mais aussi naturellement dans son rapport étroit à « la montagne », et plus largement à tous ceux qui venus de notre département, d’Occitanie, de toute la France, des pays voisins nous rejoindraient pour se laisser surprendre par le traitement de la thématique Imaginaires du feu. Ce pari fut aussitôt relevé par les élus locaux attachés dans le contexte de redéfinition de la territorialité à faire valoir leur situation « Aux portes de l’Aubrac » et soucieux de contribuer toujours plus positivement à l’image de notre manifestation. Merci à tous les élus d’Espalion, à son maire Éric Picard et à l’adjointe à la culture Sylvie Lacan, comme à ceux de la communauté de communes d’Espalion-Estaing, présidée par Jean-Claude  Anglars,  à Jean-Paul Turlan, maire du Nayrac ainsi qu’au élus du Conseil départemental de l’Aveyron présidé par Jean-Claude Luche, lui-même homme de la vallée du Lot, d’avoir soutenu cette initiative.

Le metteur en scène Khaï-dong Luong et Bruno Bonhoure sollicités pour l’acuité de leurs regards sur le mélange des influences artistiques dans une programmation invitèrent par référence au film de David Lynch à suivre le feu, à marcher avec lui : « Fire walk with me ». Il nous sembla indispensable de demander aux talents locaux de composer cette première mosaïque du feu en mêlant leurs voix à celles d’artistes parlant d’autres horizons.

C’est ainsi que Fred Bonnet, musicien passionné connu de tous les Espalionnais répondit avec l’enthousiasme qu’on lui connaît localement. Il assurera la direction d’un chœur d’enfants qui chantera des variations sur le thème inévitable d’ « Au feu les pompiers » ainsi que la direction du big band du CRDA. Le peintre Valentin qui longtemps résida à Conques et Rodez se réjouit lui aussi de cette perspective. Il renouvellera pour l’occasion une exposition de différentes œuvres sous le titre « Braises » que l’on pourra voir toute la semaine du 17 au 23 août au Vieux Palais. Le préhistorien aveyronnais Georges Bories, artisan s’il en est de la transmission des savoirs, fera naître le feu sur une scène où seront invités ceux qui le souhaitent à s’y essayer. Quant aux pompiers, il nous apparut qu’ils devaient également être de la partie tant leurs missions, particulièrement celle de soldats du feu, frappent notre imaginaire depuis l’enfance. Le Colonel Florès du SDIS 12 a bien voulu nous donner son accord pour une mobilisation à double titre de certains de ses hommes qui seront acteurs d’une parade avec engins du feu, de la Mairie d’Espalion au foirail, et présents au titre de leur mission de protection. Que ces acteurs du service public soient très chaleureusement remerciés de leur participation aux événements que nous vous proposons !

Avec le concours éminemment précieux des employés des services municipaux, ce sont deux scènes qui seront montées sur le foirail. S’y succèderont de nombreux artistes de 20h à 23h. La soirée commencera avec  la formation du big band composée de 25 musiciens. Suivront des lectures de poèmes et créations littéraires sur le thème du feu avec notamment Marin Laurens, jeune slameur  de Clermont-Ferrand repéré par Bruno Bonhoure qui animera cette soirée. On entendra avec un vif intérêt les créations d’Ammar Beatbox et de Manta,  des improvisations sur une sélection d’extraits de films muets très rarement vus par les musiciens de renommée internationale que sont Igal Shamir, Pierre Hamon et Carlo Rizzo que l’on retrouvera les jours suivants en concert sur d’autres de lieux de la manifestation. Des images du feu, création vidéo de Khaï-dong Luc nous ferons basculer dans un tout autre univers. Et l’on suivra le feu dans ses évolutions dansées lors du « bal des ardentes » proposé par les filles de la compagnie des Dragons du Cormyr.

 

Le 17 août, mettez le feu aux berges du Lot !

 

Big band d’élèves et professeurs du CRDA dirigé par Fred Bonnet

Lydie Roussel, Charlotte Bonnet, Aline Jossillet : chant

César Forquès, Hervé touzard :  saxophone alto

Robert Costes : saxophone ténor

Michel Cadars : saxophone baryton

Bernard laur, Bruno Girard, Frédéric Monteil : trompette

Albert Billi, Didier Zieba, Michel Ullern : trombonne

Alain Paronetto : piano

Magali Privat : guitare

Rodolphe Bonnet : basse

Manon Allanche, Tim Badoc : accordéon

Bruno Ballis, Anne-Marie Landes : flûte

Théophile Poirisse, Philippe Costes, Franck Andrieu, Florian Bertuol : percussions/batterie

Frédéric Bonnet : direction

 

Vidéo-art : Installation sur le Vieux Palais

Projection sur les murs (côté berges du Lot) et rayon lumineux vers le ciel (vidéo-art Kaï-duc Luong)

Kai-Duc Luong est né en 1975 à Phnom-Penh, 44 jours avant la prise de la capitale Cambodgienne par les Khmers Rouges. Après une première immigration en France à la fin de l’année 1976, le réalisateur poursuit une seconde immigration vers les Etats-Unis en 1997.

Muni d’un diplôme d’ingénieur Français et d’un Master of Science Américain en traitement des signaux, Kai-Duc Luong fut architecte de systèmes pour une entreprise de télécoms aux Etats-Unis pendant dix ans, avant de quitter son poste pour se consacrer entièrement à la réalisation de vidéos d’art et de films en 2008.

Kai-Duc Luong travaille sur des thématiques de la séparation, de l’identité, de la transformation et la renaissance. Après un premier long-métrage de documentaire musical « Someplace Else » réalisé en 2008 et présenté dans de nombreux festivals internationaux, après des réalisations de vidéoclips pour des artistes issus de labels musicaux (Recordmakers, EMI Music France), il a orienté son travail vers des installations de vidéo-art laissant une large place à la musique. Ses travaux ont été présenté dans des lieux dédiés à l’art contemporain dont la Fondation Vilcek à New York. En 2012, son travail a été récompensé par le magazine PDN Photo Annual en remportant le premier prix.

Depuis 2013, il se consacre à l’écriture d’un livre basé sur le journal de l’exil de sa famille sous le régime des Khmers Rouges, tout en poursuivant la développement de son deuxième long métrage sur le même sujet.

 

Vernissage de l’exposition « Braises » du peintre Valentin

L’exposition Braises au Vieux Palais durant les Rencontres d’Aubrac, présentera une série de peintures de Valentin sur le thème des braises, des corps et couples braises, ainsi que des paysages et abstractions autour du même thème: peintures, gravures(livre), fusains, monotypes.

 

Valentin (Michel Girot) est né en 1945. Il vit en Aveyron depuis 1976.

Etudes à Paris (1963-1968- métiers d’arts et beaux-arts).

1968-1972 – Crée des environnements colorés en architecture, et peint.

 

Brûle sa production en 1973 dans une vie d’errance.

 

Reprend en 1978 la peinture avec les tubes de gouache d’écolier de ses enfants face à la nature sauvage du nord-Aveyron, au-dessus de Conques, qui le recueille. Il ne cesse plus alors de peindre.

 

De ses nombreuses expositions en France et à l’étranger, rappelons que 2 catalogues de ses peintures sont disponibles, un édité en 2001 au musée Denys Puech à Rodez, un édité en 2013 au musée Henri Martin à Cahors.

 

Performance vocale et poétique

Création par Marin Laurens (slameur de Clt-Ferrand) et Ammar Dafri (Human Beatbox de la Casbah d’Alger)

Marin Laurens (alias Monsieur Cumulus) est un jeune auteur de vingt ans né à Clermont Ferrand qui se partage entre des études cinématographiques et sa passion pour la musique.

A l’âge de 12 ans, il rencontre Bruno Bonhoure lors d’un stage d’interprétation au Sémaphore à Cébazat pour révéler sur scène ses textes et ses compositions. Depuis ce jour, il joue régulièrement dans les cafés culturels et continue sa formation sur le terrain auprès des scènes de la région Auvergne à travers des temps de résidence et des workshops.

Monsieur Cumulus ne chante pas mais déclame les mots à la manière des slameurs. Ses textes, en s’inspirant des méthodes de l’écriture surréaliste cherchent l’évocation de ressentis par le biais d’images abstraites et poétiques. Son nouvel EP « Sensations » composé avec Gérald Déazon sera disponible a partir juin 2015.

 

Dès 1993, Ammar Dafri alias Power beat commence le beat box en Algérie. Il a découvert la discipline via l’acteur Michael Winslow dans le film Police Acadamy. De 1997 à 2005, Power Beat écume les prestations dans les Maisons de la Jeunesse et de la Culture d’Algérie, sur les ondes des radios FM3, FM et DJL FM, et sur le plateau de l’émission de télévision « Bonjour Algérie ».

En présentant une technique personnelle mélangeant l’harmonica au beatbox, cet artiste a été la révélation du festival rap « DZ » 2006 organisé à Alger. A la suite de cette prestation, il a continué son travail à la télévision en animant les inter-plateaux lors de la campagne « Algérie capitale de la culture islamique ».

Aujourd’hui, cet auteur, compositeur, interprète autodidacte partage sa vie entre la Belgique et l’Algérie et continue d’explorer de nouveaux horizons de la création : à l’image du projet pluridisciplinaire « Dzyri style » présenté en 2013 au « Breakdance Festival » de Tunis, et au « Redbull BC ONE Break Dance » Algérie, qui réunit un beatboxeur, un footballeur freestyle , deux basketteurs freestyle et des BBboy.

 

 

Atelier naissance du feu

Georges Bories est passé par le Lycée Monteil à Rodez où il eut comme professeur de philosophie un certain Jean Maury, auteur d’une thèse sur L’Aveyron dans la préhistoire (remaniée pour le grand public, publiée aux éditions Subervie). Quarante plus tard, la passion de Georges Bories pour la préhistoire, son inlassable travail de terrain et ses nombreuses publications savantes font de lui le spécialiste de la vie des premiers hommes sur les grands Causses. Ses ateliers sur les gestes des hommes de la préhistoire rencontrent toujours un immense succès tant auprès des enfants que des adultes comme lors de la nuit de musées auxquelles il participe notamment au Musée archéologique départemental de Montrozier ou au Musée Fenaille à Rodez.

 

Celui qui en Aveyron sait le plus efficacement  faire naître le feu avec deux brindilles et un arc en rotation, reproduisant les techniques des origines ne pouvait manquer ce rendez-vous sur les Imaginaires du feu. Son animation sur une scène recouverte de peaux de bêtes se fera au bénéfice de l’ASPAA créée depuis 1982 et qu’il a présidée.

 

L’ASPAA regroupe des archéologues amateurs, professionnels et bénévoles opérant sur le département mais aussi nombre de néophytes intéressés par leurs racines. Son objectif est de sauvegarder et promouvoir notre patrimoine archéologique, richesse millénaire régulièrement menacée et bien souvent méconnue…

 

Chaque année, plusieurs membres réalisent, sous le contrôle du Service Régional de l’Archéologie, des chantiers ou des surveillances archéologiques (prospections, sondages, fouilles). Les résultats de ces recherches sont ensuite publiés notamment dans les Cahiers d’Archéologie Aveyronnaise (N° Spécial de Vivre en Rouergue). Ces résultats sont présentés au plus grand nombre à travers divers supports ou activités : conférences, publications, animations, expositions, journées d’archéologie départementale.


Bal des Ardentes

 

Les Dragonnes du Cormyr

 

 

Ici, tout est prétexte à allumer le feu. Les ardentes le font danser sur elles, il coule entre leurs doigts tel une eau cramoisie

On aborde la terre au pas de fières guerrières,

On s’apaise avec l’Eau, maternelle et sensuelle,

On déborde à la Flamme des charmes de ces dames,

On pèse aussi les Airs à la plume légère

Et l’Éther nous prend dans son ère où la joie enfin se libère.

Le Bal Des Ardentes traite avec fraîcheur du mystère qui inclut l’humain dans un environnement naturel et spirituel.

L’inspiration y est, expirez, vous sourirez !

 

 

LES DRAGONNES DU CORMYR

 

Une équipe 100% féminine, pour vous offrir toujours autant de diversité, de fraîcheur et d’émotions.

 

Notre équipe à des choses a dire, et à défendre… Savez vous qu’en Occitanie, au temps des troubadours, l’amour courtois met la femme à l’honneur, et lui donne liberté d’expression, considération et respect!

 

Les Dragones… (et oui nous pouvons le dire!) se saisissent de cette vérité, la brandissent haut et fort, et fières de représenter le genre féminin dans ce monde de brutes… elles relèvent le défi d’apporter à votre fête historique, la preuve que dans la rue, on peut faire la fête (l’héritage Dragonnesque est dans leur sang !!) mais aussi, aborder histoire et rêve en douceur.


Un feu face à la Méditerranée

 

 

 

 

 

Un nouveau groupe trace son chemin de lumière à travers les sillages des compositeurs et des chanteurs à textes d’hier et d’aujourd’hui. La musique de MANTA nous invite dans un univers clair-obscur où les notes paraissent suspendues, les mots savourés, le temps détendu. Les textes sur les thématiques de l’amour, du rapport à l’autre, de l’éloignement, du souvenir, de la responsabilité  réservent au public des ambiances enveloppantes et émouvantes dans lesquelles le chanteur poète « mélodiste » raconte avec tout son corps un voyage intérieur d’une rive à l’autre de la Méditerranée.